La viande partie 1

La viande.

Le sujet est quelques peu délicats depuis quelques années, et pour causes : Vache folle, escherichia coli, et autre scandales alimentaires, mais aussi pollution, problèmes éthiques, faim dans le monde, lobby de la viande…

J’ai voulu faire une sorte de synthèse sur tout ce que j’ai pu lire, entendre, apprendre sur les effets de la viande sur l’environnement, la santé, la faim dans le monde, et les problèmes d’ordres éthiques. Tout d’abord sachez que je suis presque végétalienne. « Presque ? Comment ça « Presque » ? » me demanderez vous ! Simplement parce que le parcours est long et qu’au début il n’est pas facile de trouver des alternatives véganes pour tout (notamment la glace et la margarine dans laquelle on trouve souvent des traces de beurre) et que j’ai encore beaucoup à apprendre. Ça fait maintenant depuis janvier 2015 que j’ai commencé mon parcours vers le véganisme.

Tout ça pour dire que j’ai un avis bien tranché sur la question de la consommation de viande.

L’environnement :

-L’eau :

Je sais ce que vous allez me dire, j’ai déjà fait un article là dessus, mais je trouvais plus approprié d’en parler ici.

Un français consomme 200 litres par jour d’eau que j’appelle visible (c’est à dire l’eau qu’on utilise au robinet pour boire, se laver, laver sa maison). Mais 200 litres, ce n’est rien comparé à l’eau invisible (l’eau utilisée pour fabriquer nos vêtements, notre nourriture, nos objets du quotidien). La consommation peut vite grimper à plus de 5 000 litres par jour !

Je sais pas vous mais moi ça me fait peur. Sachant que dans le monde certains n’ont même pas 1 litre d’eau par jour pour boire ET se laver. Bref, revenons-en à nos carottes. J’ai trouvé en fouillant (ça n’a pas été bien dur) une petite image qui résume assez bien le problème de la viande sur la consommation d’eau. eau-fonction-aliments-800x600En moyenne, un français mange 89 kilos de viande, 230 œufs et  25,9 kilos de fromage par an. Je vous laisse faire le calcul. La quantité d’eau utilisée pour produire notre nourriture quotidienne est hallucinante. Alors certes, on ne va pas s’arrêter de manger, mais il est tout à fait possible de changer ses habitudes alimentaires  pour diminuer, chacun à notre petit niveau, notre impact sur l’environnement.

De plus, qui dit élevage intensif dit plein de bêbêtes, et qui dit pleins de bêbêtes dit PLEIN DE CACA. Alors ça peut paraître débile, mais faut bien les mettre quelques part, ces dizaines de milliers de tonnes de déjections fumantes et nauséabondes ! Vous me direz qu’on les met dans le champs, pour que nos jolis légumes poussent bien, et vous avez raison, mais ça ne suffit pas à écouler le stock, et trop d’engrais empoisonne les plantes, puis fini par s’infiltrer dans le sol, dans les nappes phréatiques qui nous donnent l’eau que l’on boit.

Aimez vous boire des déjections ? Tout ça a un impact sans précédent sur l’océan, la terre, et nous. L’écologie, ce n’est pas protéger les petits oiseaux et aimer les papillons, c’est nous sauver nous même.

-L’air :

« Grand dieu elle va nous faire les 4 éléments cette pantoufle ! » vous direz vous, bande de coquinous, et vous n’avez pas tout à fait tort !

Comme l’a dit un grand philosophe « s’il n’y avait plus d’air, les oiseaux tomberaient », sauf que là, c’est encore plus grave !

Non content de polluer et  de consommer une quantité non négligeable d’eau, l’élevage intensif pourrit aussi l’air que nous respirons. Car les animaux eux aussi pètent et rotent. « Baaaaah c’est dégueulasse » je te vois, toi derrière ton écran qui te gratte les fesses, ne le nie pas, toi aussi tu pètes.

Tout les gaz produits vont directement et dans nos poumons, et dans l’atmosphère ! Notre jolie couche d’ozone qui nous évite de griller au soleil s’amincie de jour en jour tout ça pour que l’on puisse manger notre steak quotidien. Et si le problème n’était que les gaz produits par les animaux d’élevages, ça serait « gérable » (dans l’idée) sauf qu’il faut bien les nourrir ! Et pour ça il faut importer de la nourriture donc utiliser des moyens de transport polluants. Et la nourriture que nous leur donnons n’apparaît pas comme par magie, il faut la faire pousser là où il y a de la place, c’est à dire en Amérique du sud notamment. On rase chaque jour plusieurs hectare de forêt vierge, détruisant l’habitat naturel de dizaine d’espèces sauvages qui n’ont rien demandé à personne, et par la même occasion, le moyen le plus efficace d’absorber le dioxyde de carbone que nous produisons.

Et s’il n’y avait que ça ! La nourriture que nous produisons pour nourrir nos élevages vient de loin et nécessite donc des transports, détruit le poumon de la terre, mais il faut en plus qu’elle pousse toujours plus vite, en plus grande quantité (parce que dans notre monde de fous tout doit aller vite). Alors on arrose allègrement le soja et autres semences OGM de pesticides toujours plus dévastateurs. Polluant l’air, l’eau, épuisant le sol, tuant ou rendant malades les populations pauvres qui vivent à proximités de ces cultures, et qui arrivent, qu’on le croit et qu’on le veuille ou non dans nos assiettes.

Tu reprendra bien un peu de Roud-Up avec ton fongicide ?

Ça vous fait rire ? Moi pas trop étrangement.

Je vous invite à vous renseigner un peu plus sur le sujet, et si vous avez des info complémentaires, que vous remarquez que j’ai oublié des choses, je suis preneuse. Je ferai une partie 2, peut être même une partie 3 sur le sujet.

Sur ce, prenez soin de vous, de vos proches, et n’oubliez pas que chaque geste a une importance et un impact. Et même le plus grand voyage a commencé par un premier pas!

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